lundi 27 novembre 2006

Le personnage principal

On peut l'appeler plus court "héros" du récit (qu'il soit femme ou homme) ou plus littéralement "protagoniste" par différence avec son "antagoniste".

Le héros est celui pour qui le lecteur (et auteur) s'émeut, ayant un but (contraire souvent mais pas toujours à son antagoniste). Il peut évoluer, changer, apprendre à travers ce qui lui arrive. Il est persistant, il tâche d'attendre son but par différentes moyens, malgré les obstacles dans son chemin. Les expériences dramatiques peuvent modifier ses motivations, ses buts, mais en fin de compte ce qui compte le plus, d'après moi, c'est qu'il puisse se sentir de nouveau bien avec lui même, regagner sa confiance en soi.

Pourquoi nous changeons? Comment?

Des d'évènements répétés (souvent trois fois dans une compte de fée)
Des évènements traumatiques, un choc fort

L'antagoniste est plus plausible quand il se justifie, montrez ces motifs et auto-justifications quand c'est possible ou laissez les deviner.

Dans le cas d'une récit d'aventure, l'antagoniste peut être une avalanche, un vilain qui vole ou veut tuer, un escroc. Dans le cas d'une histoire d'amour, l'homme et la femme peuvent être en conflit tant qu'ils ne comprenne pas l'un l'autre. Plus on va vers la littéraire, plus le noir et le blanc laisse les zones grises, mais le conflit reste toujours très important. Et aussi les obstacles.

Débuts, conflits

Le début d'un récit promet, le milieu développe et la fin accomplit la "promesse implicite". Promesse émotionnel: vous serez amusés, effrayés, etc. Promesse intellectuel: vous verrez une nouvelle perspective de monde, un lieu inhabituel.

Au début, en plus de promesse sur le ton et genre du récit, on introduit les personnages et leurs conflits.

Le conflit doit apparaitre assez tôt, soit on jette le lecteur aussitôt au milieu, soit on le suggère dès le début.
  • Conflits entre personnages
  • Conflits contre la nature
  • Conflits contre une groupe
  • Conflit contre soi-même
Le genre doit aussi être claire dès le début. Va-t-on raconter une aventure, une histoire d'amour, un récit policier ou autobiographique? Un récit "littéraire" avec thèmes humaines profondes? En fait, on peut combiner aussi, mais au début, mieux vaut bien réfléchir à vos préférences. Et l'afficher par quelques signes.

Etudez les scènes d'ouverture des quelques récits. Quel relation avec le reste? Quelle est la situation initiale qui doit changer, va changer surement bientôt? Quelle est son atmosphère? Quand on commence à deviner le conflit à venir? Les personnages dont il va s'agir? Peut-on deviner le ton dès le début?

On peut commencer par:
  • Description des lieux
  • Description des personnages
  • Dialogue entre personnages
  • Action d'un des personnage ou une lutte entre plusieurs
  • Réflexion, dans la tête d'une des acteurs futurs, en général le principal
écrivez le début d'un même récit, en utilisant chaque fois une de ces moyens: laquelle vous donne davantage envie de continuer, vous y plonger?

De plus en plus, les lieux, les personnages et leur aspects extérieurs, leurs vêtements, sont décrit moins longuement qu'il y a un ou deux siècles, nous sommes plus impatients à arriver à "et alors, qu'arriva-t-il?" aujourd'hui.

Nous parlerons plus tard des descriptions, mais un seul mot ici: utilisez les cinq sens. Non seulement la vue, mais l'odorat, le son, etc. pour que rapidement, le lecteur puisse l'imaginer, comme au cinéma devant lui.

Le premier jet

Souvent, en écrivant le premier jet, nous racontons l'histoire à nous même. Nous découvrons, en l'écrivant une réponse à notre question posé au début. Nous le vivons au fur et à mesure de l'écriture. Presque comme le lecteur avide va le lire (espérons)plus tard, après souvent nos nombreux révisions. Mais la voix, la fraicheur, il y restera: c'est important.

Quand nous lisons un livre ou un récit courte, bien écrit, nous entrainant avec lui, nous vivons dedans aussi, ne ne le regardons pas de l'extérieur. C'est en le relisant, le plus souvent que nous pouvions l'étudier et nous poser des questions "comment c'était fait", "pourquoi..." etc.

Poser vous une question ou rappelez-vous d'un envenimement pas tout à fait compris, et lancez-vous. Non pas à petit pas en vous mouillant peu à peu: sautez dans l'eau. Ecrivez votre premier jet. Laissez l'écriture vous menez au début, où il le désire.

Vous allez le relire, l'étudier, le réviser, etc. plus tard. Plus vous aurez d'expérience, plus vous connaitrez les techniques d'artisanat d'écriture, mieux le texte sortira probablement. Mais les plupart des écrivains se lancent ainsi dans l'écriture même après des longues années. Peu sont ceux qui le planifient d'avance.

Ecrivez au moins une scène comme il vous vient. Une histoire avec ou sans dialogue. Nous en parlerons des dialogues plus tard, en détail, mais vous savez bien de quoi s'agit, vous en avez lu déjà beaucoup. N'en mettez pas au début que s'il vient, naturellement.

Que vous écrivez trois paragraphes ou pages, n'importe: commencez.

Ecrivez une scène

En vous inspirant de ce que vous avez lus, ci dessous et dans vos livres, et une histoire à vous qui pousse à sortir, soit qu'il vous est arrivée ou non à vous, fiction ou autobiographique, écrivez une scène.

Prenez un des début trouvés dans un de vos scènes lus, étudiés, ou commencez avec le votre.
Je jour-là, je suis revenue plus tôt à la maison que d'habitude. Je voulais surprendre Alexandre, en l'attendant avec un bon diner tout prêt.

Elle ne pouvait pas savoir, en ouvrant ce soir-là la lettre arrivé de la Roumanie, que tout sa vie allait basculer.

En entrant chez elle, Julie aperçut une lettre posée sur le télévision près de l'entrée. C'est là que le postier déposait le courrier. Dans le petit village tranquille, on ne fermait pas à cette époque encore les portes à clé. En tout cas, pas elle. Julie avait confiance dans les gens.
Lequel des débuts, écrit par moi et pas avec trop grand maitrise, probablement, en premier jet comme on dit, sans l'avoir encore révisé, vous incite à continuer à lire, vous raconte plus sur le héros, vous laisse entrevoir, sans dire, ce qui pourrait arriver par la suite?

Laissez moi un message, dites le moi: avec lequel je devrais commencer mon récit?
Laissez aussi quelques débuts de votre histoire, celui qui pousse à sortir. Ou, même tout l'histoire s'il n'est pas trop longue ou un lien vers où on peut le lire en entier.
Vous voudriez participer activement à ce blog-là, laissez votre adresse email où je peux vous contacter et je vais vous y inviter.

Scènes : lecture

Prenez un livre ou un récit qui vous a plu et notez les début et les fins des scènes, séquelles et transitions.

Recopiez quelques début qui vous frappent, étudiez-les. Par où commencent? Qui le raconte?

Quels bâtons a mis l'auteur dans le roue, quels contretemps sur le chemin? Comment réagit le héros? N'oubliez pas "dans la tempête qu'on connait le marin, pas au temps plat".

Qui sont les participants? Des fois, avec l'entrée d'un personnage en plus, une nouvelle scène commence, mais pas toujours. A côté de qui vous vous sentiez?

Quel hameçon narratif était placé à la fin de la scène pour qu'on a envie de connaitre la suite?

Quelles sont les phrases utilisées pour les transitions? Comment on montre la transition de temps, lieu, point de vue?

Scènes

Les écrit plus longs sont composé de plusieurs chapitres, contenant chacun un ou plusieurs scènes liés entre eux avec des séquelles.

Les récit plus courts contiennent une seule scène.

Une scène peut être très courte où courir à travers six pages, mais ce qui le caractérise est qu'il se déroule dans un seul LIEU et dans un TEMPS CONTINUE.

Ressemblant à une scène de théâtre, elle donne l'impression d'y assister.

Quelque chose souhaité au début par le personnage principale est perdu ou gagné à la fin; qu'il soit écrit "je" ou "lui", la scène est souvent raconté de son point de vue ou de celui qui a le plus à perdre si le but n'est pas atteint.

Le lecteur doit comprendre le but et si possible les motifs de héros (oui, héroïne aussi mais je ne vais pas à chaque fois la préciser en plus). Plus le but est important, plus la scène peut être longue et les obstacles plus nombreux sur le chemin.

Le héros fait souvent des erreurs tactiques dont il (et le lecteur) peut apprendre.

Il rencontre non seulement des obstacles mais aussi souvent un opposant qu'il doit vaincre. Ou convaincre. Souvent, à la fin d'une scène d'une histoire plus longue, ces choix diminuent à la fin de la scène.

Et maintenant, que va-t-il faire?

Tension, mais l'espoir reste. Le héros est presque vaincu, mais pas tout à fait!
Les scènes sont reliées entre elles, quand il y en a plusieurs, par les Transitions et les Séquelles.

Une transition averti le lecteur de:
  • Saute en temps (un mois plus tard, )
  • Saute en lieu (pendant ce temps à Paris) ou (arrivé à Paris)
  • Saute de point de vue (quelqu'un d'autre le raconte ou le pense)
Une séquelle contient souvent des pensés, le héros ruminent ce qui c'était passé et réfléchis aux actions futurs à prendre. Souvent, elle nous offre une vue plus intérieur dans le caractère du héros.

Une séquelle peut être composée de plusieurs phase dont sans être des fois explicite nous passons aussi après un choc ou défaite.
  • Emotion chaotique, tristesse, frayeur, montré par gestes, actes ou intériorisé.
  • Réflexion, au début mélangé avec émotion, ensuite on analyse davantage ce qui est arrivé et ce qu'on pourrais faire pour en sortir, nous montrant pourquoi le héros choisit tel option.
  • Décision d'un but spécifique permettant d'aller, d'après lui plus près de but principal.
L'action qui suit va le replonger dans la scène suivante, si c'est le cas. Dans le cas d'un feuilleton, qui est souvent à quoi ressemble le plus une note de blog, nous laisserons en suspense le lecteur, après une décision prise, ou un but d'atteindre bientôt, pour qu'il revient, curieux de savoir "et ensuite?"

Le pacte avec le lecteur

Dans chaque début de récit existe un pacte implicite avec les lecteurs leur faisant sentir:
  • quel genre d'histoire va être
  • qui le raconte (point de vue)
  • où se passe (cadre) et quand
Quelque chose arrive. (Cause) Provoque une émotion, sentiments, pensés, interrogations. Oblige de faire une choix, prendre une décision. Et agir. (Effet) et le cercle peut recommencer.